
Du train au glacier Blanc en 3 jours
Il est 7h, le haut parleur résonne "votre train de nuit arrive dans quelques minutes à l'Argentière-La Bessée". Sortir du train, prendre un café dans le village, et se diriger vers la montagne pour un périple de 3 jours vers le glacier Blanc.
3 étapes
Description
Le premier jour, depuis le bourg de l'Argentière-La Bessée, on s'élève au-dessus du village pour commencer à s'enfoncer dans la vallée de la Gyronde et rejoindre les Vigneaux. On continue en balcon sous l'impressionnant Montbrison, jusqu'à rejoindre Vallouise. La perspective s'ouvre progressivement sur les vallées glaciaires d’Ailefroide et du Glacier Blanc.
L'aventure se poursuit le lendemain, l'environnement se fait de plus en plus minéral et on s'approche à chaque pas des hauts sommets, à l'instar du Mont-Pelvoux et ses 3 946 m. On arrive alors à un hameau bien connu par les grimpeurs : Ailefroide.
Le troisième jour, dernière ligne pas droite, est destiné à remonter le cour de la Gyronde pour arrivée au Pré de Madame Carle, et commencer une ascension un peu plus soutenue vers le refuge du glacier Blanc, avec une vue inégalable sur le glacier du même nom.
- Départ : De l'Argentière-la-Bessée
- Arrivée : Pré de madame Carle
- Communes traversées : L'Argentière-la-Bessée, Les Vigneaux et Vallouise-Pelvoux
Profil altimétrique
Recommandations
Bien se renseigner sur les horaires des navettes, susceptibles d'évoluer d'une année à l'autre.

Lieux de renseignement
Bureau d'Information Touristique de L'Argentière-La Bessée
23 Avenue de la République, 05120 L'Argentière-La Bessée
Bureau d'Information Touristique de Vallouise
Place de l'Eglise, 05340 Vallouise
Maison du Parc de Vallouise
, 05290 Vallouise
Information, documentation, maquette, expositions, projections, vente des produits et ouvrages du Parc. Visites guidées pour les scolaires, réservation obligatoire. La nouvelle Maison du parc a ouvert à Vallouise depuis le 1er juin et propose aux visiteurs une exposition permanente interactive invitant à la découverte du territoire et de ses patrimoines. Un espace d'exposition temporaire permettra une offre renouvelée. Enfin,le dispositif est complété par une salle audiovisuelle permettant d'organiser projections et conférences Entrée libre. Toutes les animations du Parc sont gratuites sauf mention contraire.
Transport
Pour arriver directement à l'Argentière-La Bessée, il est possible d'emprunter le train de nuit Intercités Paris-Briançon : https://www.sncf-connect.com/intercites/trajet/paris/briancon
Une ligne de bus dessert L’argentière-la-Bessée. Pour s'y rendre, emprunter la ligne Zou 69 Briançon-Marseille. S'arrêter à l'arrêt : L’argentière-la-Bessée giratoire de la gare. Circule toute l’année, informations et réservations sur : itineraires-zou.maregionsud.fr
Pour circuler dans les vallées du Pays des Ecrins, il y a des navettes estivales : l'Estibus. C'est celle-ci qu'il faut prendre pour revenir du Pré de Mme Carle vers l'Argentière-La Bessée, infos : https://www.paysdesecrins.com/je-choisis/acces-et-navettes/sur-place/
Zones de sensibilité environnementale
Aigle royal
Nidification de l'Aigle royal
Les pratiques qui peuvent avoir une interaction avec l'Aigle royal en période de nidification sont principalement le vol libre et les pratiques verticales ou en falaise, comme l'escalade ou l'alpinisme. Merci d'éviter cette zone !
Attention en zone cœur du Parc National des Écrins une réglementation spécifique aux sports de nature s’applique : https://www.ecrins-parcnational.fr/thematique/sports-de-nature
- Domaines d'activités concernés :
- Aerien, Manifestation sportive, Vertical
- Périodes de sensibilité :
- janv.févr.marsavr.maijuinjuil.août
- Contact :
- Parc National des Écrins
Julien Charron
julien.charron@ecrins-parcnational.fr
Aigle royal
Nidification de l'Aigle royal
Les pratiques qui peuvent avoir une interaction avec l'Aigle royal en période de nidification sont principalement le vol libre et les pratiques verticales ou en falaise, comme l'escalade ou l'alpinisme. Merci d'éviter cette zone et de privilégier un survol de la zone à une distance de survol de 300m sol soit à une altitude minimale de 2380m.
Attention en zone cœur du Parc National des Écrins une réglementation spécifique aux sports de nature s’applique : https://www.ecrins-parcnational.fr/thematique/sports-de-nature
- Domaines d'activités concernés :
- Aerien, Manifestation sportive, Vertical
- Périodes de sensibilité :
- janv.févr.marsavr.maijuinjuil.août
- Contact :
- Parc National des Écrins
Julien Charron
julien.charron@ecrins-parcnational.fr
Circaète Jean-le-Blanc
Nidification du Circaète-Jean-le-Blanc
Les pratiques qui peuvent avoir une interaction avec le Circaète-Jean-le-Blanc en période de nidification sont principalement les pratiques aériennes comme le vol libre ou le vol motorisé.
Merci d’essayer d’éviter la zone ou de rester à un distance minimale de 300m sol quand vous la survolez soit 1790m d'altitude !
- Domaines d'activités concernés :
- Aerien, Manifestation sportive
- Périodes de sensibilité :
- marsavr.maijuinjuil.aoûtsept.
- Contact :
- Parc National des Écrins
Julien Charron
julien.charron@ecrins-parcnational.fr
Circaète Jean-le-Blanc
Nidification du Circaète-Jean-le-Blanc
Les pratiques qui peuvent avoir une interaction avec le Circaète-Jean-le-Blanc en période de nidification sont principalement les pratiques aériennes comme le vol libre ou le vol motorisé.
Merci d’essayer d’éviter la zone ou de rester à un distance minimale de 300m sol quand vous la survolez soit 1650m d'altitude !
- Domaines d'activités concernés :
- Aerien, Manifestation sportive
- Périodes de sensibilité :
- marsavr.maijuinjuil.aoûtsept.
- Contact :
- Parc National des Écrins
Julien Charron
julien.charron@ecrins-parcnational.fr
Les 47 patrimoines à découvrir

Le locotracteur - Jan Novak Photography
HistoireLe locotracteur
Une locomotive ? Son petit cousin, le locotracteur. Il a remplacé le pousse-wagon à bras d’hommes et la traction à force animale. Moins puissant qu’une locomotive, il roulait des voies étroites et pouvait être posé sur différents types de terrain. Un panneau d’information vous explique également le rôle de cet engin pendant la Grande Guerre.

Kiosque à L'Argentière-La Bessées - Jan Novak Photography
HistoireLes anciennes cités ouvrières
De nombreux ouvriers sont embauchés dans l’usine Péchiney et des cités ouvrières sont construites. Ces cités sont aujourd’hui démolies. L’architecture des maisons étaient différente selon le niveau hiérarchique de l’employé. Une mairie, un cinéma, un kiosque à musique, des églises ont été construits.

Patrimoine industriel de l'Argentière-la-Bessée - Parc national des Écrins - Thierry Maillet
ArchitectureL’Argentière-la-Bessée
L’Argentière-la-Bessée recèle un riche passé minier et industriel qui a marqué la culture et le paysage local.
Les mines d’argent, à l’origine du nom de la ville, ont été exploitées jusqu’au début du 20ème siècle. A partir de 1909, la commune connut une intense activité industrielle. La construction d’une centrale hydroélectrique alimentée par un réseau de conduites forcées sera en effet à l’origine de l’installation de l’usine d’aluminium de la « société électrométallurgique française », devenue ensuite l’usine Pechiney. L’usine fermera ses portes en 1985.
FauneLes larves de phryganes
Les phryganes sont des insectes ressemblant un peu à de petits papillons de nuit. Leurs larves vivent dans l'eau. Sortes de chenilles avec 6 pattes et des crochets à l'arrière, elles tissent grâce à leur « salive » un fourreau de soie qu'elles recouvrent avec leurs pattes de devant et leur bouche d'éléments récoltés autour d'elles, ici de petits grains de sable. On peut les observer au bord de l'eau dans les endroits calmes. Attention, barrage en amont.

La bergeronnette des ruisseaux - Saulay Pascal
FauneLes bergeronnettes
Avec leurs longues queues qu'elles hochent constamment, les bergeronnettes se reconnaissent facilement. L'une est en noir et blanc, c'est la bergeronnette grise, l'autre au dos gris cendré et au ventre jaune, c'est la bergeronnette des ruisseaux, plus strictement liée à l'eau que sa cousine, comme son nom l'indique. Elles sont insectivores. On peut les observer couramment au bord de l’eau.

Géologie et géographieLes strates
La via s'élève sur la roche où l'on observe facilement des strates (des couches). Certaines résistent mieux à l'érosion et sont en relief. Ces states correspondent à différentes phases de dépôts marins où alternent des couches de natures diverses.
Bulime zébré - Vincent Dominique
FauneLe bulime zébré
S'il n'est pas aussi rapide qu'un zèbre, le bulime zebré, escargot dont la coquille est de forme conique, est bien rayé ! On trouve des coquilles en pagaille dans les pelouses sèches environnantes. Et oui, certains escargots vivent dans des milieux secs et le bulime zébré est l'un des plus commun. Il hiberne en s’enterrant dans le sol.
La truite fario - PNE
FauneTruite
Le polymorphisme de la truite fario a longtemps brouillé sa systématique : les anciens avaient recensé une cinquantaine « d'espèces » différentes. Mais la génétique a eu le dernier mot, il n'y aurait qu'une seule espèce avec trois formes écologiques : la truite de rivière (Salmo trutta fario) qui reste dans les cours d’eau ; la truite de mer (Salmo trutta trutta) qui met en place des mécanismes d’adaptation à l’eau salée et un comportement de banc ; la truite de lac (Salmo trutta lacustres).

Eglise des Vigneaux - Blandine Reynaud - PDE
HistoireLe village des Vigneaux
Malgré l’altitude, le climat sec de la région et un terroir de calcaire et d’alluvions orienté plein sud ont permis l’implantation de vignes, ce dès le Xème siècle. Le nom de la commune a pour origine la présence de ce vignoble qui fut très important. À la fin du XIXème siècle, l’arrivée quasi simultanée du phylloxera et du train à Briançon, transportant du vin de Provence, mit fin à cette exploitation.

Le chèvrefeuille d'Étrurie - Bernard Nicollet - Parc national des Écrins
FloreLe chèvrefeuille d’Étrurie
L'Étrurie était le territoire des Étrusques et correspond à l’actuelle Toscane. Si ce chèvrefeuille ne vit pas uniquement en Toscane, il est néanmoins méditerranéen et, à l’état naturel, pousse uniquement dans la moitié sud de la France. Ayant besoin de chaleur et il ne vit pas en altitude sauf ici, où l’adret est particulièrement sec et chaud. Ses grandes fleurs roses et jaunes sont particulièrement odorantes.

Héron Cendré - Saulay Pascal
FauneLe héron cendré
Si on ne s'y attend pas forcément, on peut cependant observer régulièrement des hérons cendrés le long de la Gyronde. S'il pêche poissons ou amphibiens, il peut aussi se nourrir,de petits rongeurs dans les prairies avoisinant la rivière. Sa technique est toujours la même, une chasse à l'affût avec, une fois la proie repérée, une détente foudroyante du cou et le harponnage avec son bec en poignard. Redoutable !

Le torcol - Damien Combrisson - Parc national des Écrins
FauneLe torcol
Au printemps se fait entendre dans les vieux arbres du verger un drôle de chant, puissant, ressemblant un peu à celui du pic vert mais plus lent. C’est celui du torcol fourmilier, ainsi nommé en raison de sa façon d’étirer et de tordre son cou à l’extrême quand il se sent menacé, et parce qu’il se nourrit de fourmis. Difficile à observer car de couleur se confondant avec celle des troncs, il trahit sa présence par son chant lorsqu’il revient de migration.
Aiguilles de pin sylvestre - Christian Baïsset - Parc national des Écrins
FloreLe pin sylvestre
Un long tronc brun rougeâtre dans sa partie supérieure, une ramure peu fournie, des aiguilles gris vert groupées par deux… Nul doute c’est le pin sylvestre. Ce résineux se contentant d’un sol pauvre résiste au gel comme à la sécheresse estivale aussi est-il très commun dans les vallées intra-alpines telles que la Vallouise, au climat continental.

La limodore à feuilles avortées (limodorum abortivum) - Mireille Coulon - Parc national des Écrins
FloreLa limodore à feuilles avortées
Dans le sous-bois de la pinède se dresse une grande orchidée entièrement violacée. Elle n'a pas de feuille comme son nom l'indique, juste quelques écailles blanchâtres sur la tige. Sans chlorophylle (le pigment vert de la plante intervenant dans la photosynthèse, processus permettant de fabriquer de la matière organique), elle vit en parasite sur des racines d'arbres.

Pic nir et ses petits au nid - Robert Chevalier - Parc national des Écrins
FauneLe pic noir
Le pic noir, coiffé d’une calotte rouge, est le plus grand des pics. Méfiant et solitaire, il est difficilement observable mais ses cris sonores révèlent sa présence. Il se nourrit principalement de fourmis et d'insectes vivant dans les arbres morts, qu'il prélève en martelant le bois. Il creuse dans les arbres sa loge qui, une fois les jeunes partis, pourra être récupérée par des chouettes ou des chauves-souris forestières.

Torrent de Paulin - Office de tourisme Pays des Écrins
EauLes ouvrages RTM
Des barrages de correction torrentielle ont été construits par le RTM (Restauration des Terrains en Montagne), un service de l’ONF (Office National des Forêts). Ces ouvrages visent à limiter l’érosion et les crues des torrents. Le RTM est un service déjà ancien, né à la fin du XIXème siècle. À cette époque, les versants étaient beaucoup moins boisés qu’actuellement et l’érosion très grande.

Le lis martagon - Jean-Philippe Telmon - Parc national des Écrins
FloreLe lis martagon
Dans la forêt, on peut souvent admirer le lys martagon. Cette superbe plante a de grandes fleurs pendantes aux pétales recourbés, roses mouchetés de pourpre, laissant apparaître les étamines orangées. Ses feuilles sont allongées et verticillées. Elle pousse dans les prairies et bois frais et, bien que commune ici, est rare dans bien des régions françaises. Sa cueillette est d’ailleurs interdite ou réglementée.

le cirse de Montpellier - Mireille Coulon - Parc national des Écrins
FloreLe cirse de Montpellier
Le long du canal pousse une grande plante, une sorte de chardon qui ne pique pas, le cirse de Montpellier. Ses feuilles ovales et pointues sont bordées de grands cils raides mais non piquants. Ses fleurs sont roses. En France, elle n’est présente que dans les Alpes et les Pyrénées ainsi que dans quelques départements du sud. Liée aux zones humides, cette espèce s’est raréfiée dans de nombreuses régions en raison des atteintes portées à son milieu.

La carline à feuilles d'acanthe - Bernard Nicollet - Parc national des Écrins
FloreLa carline à feuilles d'acanthe
Ce versant exposé à l’ouest est chaud. Le sol y est rocailleux. La végétation traduit bien cette situation : ici poussent la lavande à feuilles étroites et la Carline à feuilles d’acanthe. Cette dernière ressemble à un gros soleil avec son capitule très grand et devenant vite doré et ses feuilles rayonnant tout autour. Elle était souvent accrochée sur les portes des maisons… mieux vaut la laisser illuminer les prairies rocailleuses !
Canal du Béal Neuf - Office de tourisme Pays des Écrins
EauLe rôle des canaux
Irrigation des prairies et des jardins individuels, conservation des traditions, maintien du lien social grâce aux corvées des canaux entre habitants, aménagement des canaux pour offrir des balades aux touristes et locaux… Les canaux ont une pluralité de rôles d’où l’intérêt de les conserver et de les entretenir.

L'Adret - Office de tourisme du Pays des Écrins
Géologie et géographieL'Adret
Le lieu-dit se nomme l'Adret. L’adret, nommé dans certaines régions l'endroit, est le versant exposé au soleil, versant sud ou ouest. On l'oppose à l'ubac, également nommé envers. À l'adret, les cultures démarrent plus tôt, mûrissent plus vite, et les maisons se réchauffent plus vite aussi ! Aussi a-t-il été largement défriché. À l'envers, la forêt était maintenue pour l'utilisation du bois comme combustible ou matériaux.
Les Choulières - Office de tourisme du Pays des Écrins
HistoireLes Choulières
Savez-vous planter les choux, comme dit la chanson… En tout cas, le nom Choulières indiquerait un lieu planté de choux et par extension un lieu où on cultivait des légumes. L’abandon de l’agriculture en montagne a modifié le paysage : les champs et les prairies de fauche servent maintenant de prés pour les ovins, dont les troupeaux sont de plus en plus gros.
Ailefroide - Jan Novak Photography
SommetAilefroide
Entre mélèzes et parois de granite, au pied du Mont Pelvoux se trouve Ailefroide, autrefois un hameau d’alpages. Il s’agit du dernier hameau de la vallée situé à la confluence des vallons de Saint-Pierre et de Celse Nière. “Ailefroide” signifierait “Alpe froide”, le soleil étant peu présent l’hiver. C’est le départ de nombreux sentiers et le paradis des grimpeurs. Ailefroide est un lieu mythique pour les alpinistes, une stèle rappelle la conquête du Pelvoux en 1828.

Chamois femelle - Christophe Albert - Parc national des Écrins
FauneLe chamois
Animal emblématique de la montagne, le chamois est en fait plutôt un animal de forêt. À l’aise dans les pentes et les rochers, il est doté d’adaptations remarquables telles qu’un cœur très volumineux et un sang très riche en globules rouges, lui permettant de gravir plusieurs centaines de mètres de dénivelé en quelques minutes (400 m à l’heure pour un randonneur moyen !). En hiver, leur pelage est plus sombre, faisant office de « capteur solaire ».

Les torrents en tresse du pré de Madame Carle - PNE - Maillet Thierry
Géologie et géographieTorrents en tresse
Milieu en constante évolution, les torrents en tresse se sont formés sur les vestiges d'un ancien lac glaciaire. Ils sont constitués d'entrelacs de bras d'eau qui fluctuent au gré des crues dans une zone où la pente devient brusquement plus faible. Les matériaux charriés par les torrents aux fortes pentes se déposent pour créer des îlots qui s'érodent et se reconstruisent au fil du temps. Ces habitats naturels rares et fragiles abritent une flore particulière. Les torrents en tresse donnent un caractère singulier aux paysages des fonds de vallées glacières. Ils sont avantageusement mis en valeurs depuis les sommets ou les verrous glaciaires environnants.

Le pré de Madame Carle et le glacier Blanc - PNE
GlacierUne vallée glaciaire
La particularité de cette vallée est d'abriter à la fois un glacier blanc dont la glace cumulée reste affleurante et un glacier noir composé de glace recouverte de rochers. Leurs langues glaciaires fluctuent au fil des conditions climatiques, ce qui contribue fortement à façonner le paysage. Une lithographie de 1854 représente les deux glaciers se rejoignant au Pré de Madame Carle, dix ans avant la première ascension de la Barre des Ecrins. Le glacier Blanc a perdu plus de 2 kilomètres de longueur entre 1885 et les années 2000.

Trèfle des rochers - PNE - Nicolas Marie-Geneviève
FloreTrèfle des rochers
Minuscule trèfle inféodé aux alluvions ou moraines toujours en mouvance, le trèfle des rochers se reproduit par graine chaque année à l'inverse des autres plantes alpines généralement vivaces. Cette stratégie lui permet de coloniser des milieux sans arrêt remaniés. C'est une espèce rare et protégée sur le plan national.

Barre des Écrins depuis Roche Faurio - Thibaut Blais
HistoireBarre des Ecrins
La Barre des Ecrins (4 102m d'altitude, situé en direction du glacier Noir) fut gravie pour la première fois en 1864, du côté nord, par Edouard Whymper accompagné de Moore, Walker ainsi que de ses guides Almer et Michel. Le versant sud, quant à lui, fut gravi pour la première fois par Henri Duhamel en 1880, avec ses guides Pierre Gaspard père et fils depuis la Bérarde. Vint le temps de la recherche de nouvelles voies, toujours plus difficiles. En 1893, Auguste Reynier avec ses guides Joseph Turc et Maximin Gaspard, ouvrait la voie qui porte son nom dans la face sud-est. Le pilier sud fut ouvert en 1944 par Jeanne et Jean Franco.

Le Mont Pelvoux et la Barre des Ecrins - Thierry Maillet - Parc national des Ecrins
SommetLe plus haut sommet des Ecrins
Aux confins de l'Isère et des Hautes-Alpes, méconnue et appelée anciennement "pointe des Arsines", la barre des Ecrins fut ainsi nommée par erreur par les cartographes. Le Pelvoux était alors considéré comme le point culminant de la région et également de la France à une époque où la Savoie était un Comté indépendant. Aussi lorsque en 1828 le Capitaine Durand, cartographe, fit la première ascension du Pelvoux, il fut convaincu que le statut de plus haut sommet devait être attribué à la Barre des Ecrins (4 102m).

Ancien échelle menant au refuge (démontée en 2008) - PNE - Faure Joël
GlacierLe glacier Blanc … en mouvement
Le glacier Blanc est suivi depuis plus d'un siècle. A la fin du XIXe siècle, le glacier Blanc rejoignait le glacier Noir au pré de Madame Carle. Le sentier cheminait en rive droite en suivant la moraine et traversait sous le refuge du glacier Blanc. Au cours du XXe siècle, les deux glaciers reculèrent de manière constante. Cette décrue glaciaire était entrecoupée d’avancées dont une très spectaculaire dans les années 1980. Deux repères de ces impressionnants mouvements sont les mesures de la vitesse d’écoulement par des balises ainsi que l’échelle mise en place au début des années 1980. Le débat concernant cet aménagement se trouve relancé : fallait-il le faire, faut-il le conserver ? L'échelle, devenue inutile et dangereuse, a finalement été démontée en 2008 car l’itinéraire d’antan a été libéré des glaces et donc est empruntable. Une partie est conservée à la maison de la montagne à Ailefroide. Alors que l'on parle de neiges éternelles, le glacier poursuit ses fluctuations au gré des aléas climatiques …

Visite des chocards au Pré de Madame Carle - PNE - Chevallier jean
FauneChocard à bec jaune
Grand voltigeur et acrobate des cimes, le chocard à bec jaune est également très adroit pour glaner les restes de repas des promeneurs. Il se déplace le plus souvent en nombre et égaie son passage de petits cris flûtés facilement reconnaissables. Il est aussi bien le compagnon des alpinistes chevronnés que celui des contemplatifs d'un jour.

Accenteur alpin - PNE - Coulon Mireille
FauneAccenteur alpin
L'accenteur alpin, plus discret que le chocard à bec jaune, de la taille d'un moineau, est un autre habitant de ces altitudes. Il ne se tient jamais bien loin. Sur le dessus, quelques traits noirs rayent son plumage cendré. Des flammes rousses griffent ses flancs de manière caractéristique. Il trottine sur le gazon ras des prairies alpines et pavoise sur la pierre nue. Il vient picorer les miettes autour du refuge. L’hiver venu, il migre vers les vallées. Sa transhumance peut même le conduire jusqu’aux rochers du littoral. À la fonte des neiges, le long des névés, il est le prédateur redoutable des petits invertébrés engourdis par le froid.

Campanule à feuilles de cochléaire - Mireille Coulon - Parc national des Ecrins
FloreLa campanule à feuilles de cochléaire
Campanula cochleariifolia
Les campanules ont des fleurs en forme de charmantes petites clochettes, campanula en latin. La campanule à feuille de cochléaire se distingue par ses feuilles basales cordiformes, les feuilles de la tige étant pourtant lancéolées. Le bleu clair de ses fleurs tranche avec le gris des éboulis fins d’altitude où elle pousse en larges groupes.
Saxifrage jaune - Thierry Maillet - Parc national des Ecrins
FloreLa saxifrage jaune
Saxifraga aizoides
La saxifrage jaune affectionne particulièrement les milieux humides où l'eau ruisselle. Ses robustes fleurs ont la particularité de commencer leur vie en étant mâles avant de se féminiser, délaissant ses étamines contre un pistil prêt à recevoir le pollen provenant d'une plus jeune voisine. Un système efficace pour favoriser la fécondation par un pollen étranger !
Joubarbe à toile d’araignée - Thierry Maillet - Parc national des Ecrins
FloreLa joubarbe à toile d’araignée
Sempervivum arachnoideum
Espèce particulièrement bien adaptée à la sécheresse de la haute montagne, elle forme de petites rosettes de feuilles épaisses dardant vers le ciel des entrelacs de poils blancs ressemblant à s’y méprendre à des toiles d’araignées. Ces structures ne capturent toutefois pas les insectes mais la rosée, l’eau essentielle à la vie étant ensuite stockée dans les feuilles. Au milieu de ses nombreux rejets, la joubarbe exhibe parfois fièrement quelques fleurs d’un rose vif, ouvertes en étoile.
Epilobe des moraines - Thierry Maillet - Parc national des Ecrins
FloreL’épilobe des moraines
Epilobium dodonaei subsp. fleischeri
Plus petit que son frère l’épilobe en épi, cette élégante plante aux fleurs roses se dresse partout où l’on peut rencontrer des alluvions. Également doué d’une grande capacité de dissémination, l’épilobe des moraines colonise aisément les espaces libérés par la fonte des glaciers. Et dans ce monde instable, il développe de longs stolons lui permettant de ressurgir après un ensevelissement !
Collembole au microscope - PNE - Delenatte Blandine
GlacierVie sur le glacier Blanc
La vie se niche partout. Pas d’exception pour les glaciers ! Des algues unicellulaires sont capables de se développer à la surface de la neige provoquant une coloration rougeâtre des névés. Le monde animal est représenté par la puce des glaciers (collembole), un insecte primitif qui mesure 1 à 2 mm, et qui vit dans de petites mares sur la glace. Il se nourrit de particules nutritives apportées par le vent. Son développement s’effectue entre 0 et 4°c. Dès que la température atteint 12°c, il s’enfonce pour satisfaire l’exigence thermique indispensable à sa survie. Parfois d'autres animaux s'y aventurent au péril de leur vie.

Carrotage au glacier Blanc - PNE - Chevalier Robert
GlacierSuivi des glaciers
Chaque année, le Parc national des Ecrins réalise des photo constats, des bilans de masse, des suivis du front et des relevés topographiques. Dans un contexte d'évolution des climats plutôt préoccupant, il s'agit d'un programme capital pour le domaine de la haute montagne en Europe.

Le refuge Tuckett en 1985 - PNE - Couloumy Christian
RefugeRefuge Tuckett
Le refuge est un ancien témoin de l'époque pionnière de l'alpinisme en Vallouise dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il se situait à l'époque au pied du glacier. Il fût construit en 1886 pour suppléer un abri sous roche utilisé par les premiers alpinistes. De petites dimensions, aux matériaux de pierres et de bois, il représente une référence historique. Ses vestiges abritent une exposition retraçant son histoire.

Linaigrette de Scheuchzer - Marie-Geneviève Nicolas - Parc national des Ecrins
FloreLa linaigrette de Scheuchzer
Eriophorum scheuchzeri
C’est lors de sa fructification que l’on remarque cette espèce, regroupée au niveau des lacs et zones humides d’altitude. La linaigrette… c’est le pompon ! Ces pompons blancs agités par le vent de manière sporadique et offrant un spectacle inoubliable pour les heureux observateurs de cette danse florale.
Photo constat : glacier Blanc de 1995 à 2009 - PNE
GlacierEvolution des glaciers
Le glacier symbolise l’évolution du climat au cours des âges : son immobilisme n’est qu’apparente. C'est l'importance relative de l'accumulation de neige en hiver dans la partie supérieure du glacier et de la fonte de la glace dans la partie inférieure en été qui détermine la progression ou le retrait du glacier. Depuis les années 1990, sous l'effet probable du réchauffement climatique avec des étés plus chauds et des hivers moins enneigés, les glaciers reculent très fortement. Pour ce qui est de l’écoulement du glacier, un flocon de neige tombé au sommet du dôme mettra environ un siècle pour atteindre le front du glacier. Transformé en goutte d’eau, il ira nourrir le torrent glaciaire.

Saxifrage rude - Bernard Nicollet - Parc national des Ecrins
FloreLa saxifrage rude
Saxifraga aspera
Le mot saxifrage vient du latin saxum (rocher) et fragare (briser) et signifie littéralement “briseur de rocher”. Il est vrai que bon nombre de saxifrages aiment se loger dans les fissures des rochers, donnant l’impression d’en être à l’origine. Outre ses magnifiques fleurs blanches et jaunes, ce sont les feuilles effilées et bordées de longs cils de la saxifrage rude qui permettent de l’identifier.
Cirse très épineux - Dominique Vincent - Parc national des Ecrins
FloreLe cirse très épineux
Cirsium spinosissimum
Attention ! “Qui s’y frotte s’y pique !”... Ponctuant les éboulis et pelouses alpines, le cirse très épineux s’impose partout très facilement. Inutile de décrire cette créature végétale bardée d’épines qui rebute unanimement l’ensemble des herbivores. Reste alors le plaisir des yeux…
Oseille ronde - Bernard Nicollet - Parc national des Ecrins
FloreL’oseille à écussons
Rumex scutatus
Ses feuilles en forme d’écusson la rendent facilement reconnaissable ! Véritable régal pour les chamois et autres herbivores d’altitude, ses feuilles au goût acidulé peuvent être dégustées avec modération. Cette oseille des éboulis chauds est très présente dans la montée au refuge.
Allosore crispée - Bernard Nicollet - Parc national des Ecrins
FloreL’allosore crispée
Cryptogramma crispa
Et non, il ne s’agit pas de persil poussant dans les rocailles d’altitude ! Bien que certaines de ses feuilles lui ressemblent fortement, l’allosore est une fougère d’un beau vert vif. En regardant de plus près, certaines feuilles seulement s’enroulent sur elles-mêmes et se “crispent” pour protéger les précieux spores qu’elles portent, essentiels à la reproduction de l’espèce.
Adénostyle à feuilles blanches - Marie-Geneviève Nicolas - Parc national des Ecrins
FloreL’adénostyle à feuilles blanches
Adenostyles leucophylla
L’adénostyle à feuilles blanches apprécie les éboulis d’altitude des étages alpin et subalpin. Ses nombreuses fleurs roses sont groupées par capitules au sommet de tiges d’environ 30 cm. Ses feuilles couvertes d’un épais duvet de poils blanchâtres à l’aspect cotonneux permettent de la distinguer des autres adénostyles et la protègent des ardeurs du soleil d’altitude en réfléchissant sa lumière.
Epilobe en épi - Ludovic Imberdis - Parc national des Ecrins
FloreL’épilobe en épi
Epilobium angustifolium
L’épilobe en épi pousse le plus souvent en colonie où ses longues tiges à hauteur d’homme sont porteuses de magnifiques fleurs roses très mellifères et peu discrètes. Incontestable champion de la dissémination, ses graines arrivées à maturité sont relâchées et emportées par le vent sur de grandes distances, formant une véritable “neige d’avant l’heure”... un spectacle à ne pas rater !
Biodiversité observée autour de cet itinéraire
Source

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