Le Pas de la Cavale
L'Argentière-la-Bessée

Le Pas de la Cavale

Faune
Flore
Pastoralisme
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Pour rejoindre le Champsaur par le Pas de la Cavale, un sentier court le long du vallon du Fournel, tout en douceur. Une longue randonnée dans un paysage des plus sauvages.

« Le vallon du Fournel, glacial et encaissé ? Pas tant que ça puisque même le cochon qu'avait monté la bergère à la Grande Cabane avait pris un coup de soleil !  »
Jean-Philippe Telmon, garde-moniteur


Description

Depuis le parking des Deslioures, terminus de la piste qui suit le torrent du Fournel. Prendre le sentier sur la droite, itinéraire bis du GR54 (Tour de l’Oisans). Passer les quelques lacets de « la Folie » pour atteindre le plateau qui mène doucement en balcon, par les schistes de « Malafosse », à la cabane pastorale de La Balme. Continuer en balcon jusqu'au torrent de Clausis, entrer dans le cœur du Parc national, puis poursuivre jusqu'à la Grande Cabane, postée au-dessus du verrou du Fournel.

  1. Là, le sentier continue à monter dans le vallon, longe de belles zones humides puis passe dans les éboulis et les schistes pour atteindre le col.
  2. Trois options pour la descente : par le même chemin, par le Pré de la Chaumette pour rejoindre le Champsaur, par le col de l'Aup Martin pour rejoindre Vallouise.
  • Départ : Parking des Deslioures, la Salce, l'Argentière-la-Bessée
  • Communes traversées : L'Argentière-la-Bessée

Profil altimétrique


Recommandations

Le parking est à deux pas de la réserve biologique des Deslioures, plus grand site européen de la reine des Alpes, plante protégée dont la cueillette est formellement interdite. La floraison a lieu en juillet-août.

En coeur de parc
Le Parc national est un territoire naturel, ouvert à tous, mais soumis à une réglementation qu’il est nécessaire de connaître pour préparer son séjour.

Les chiens de protection des troupeaux

En alpage, les chiens de protection sont là pour protéger les troupeaux des prédateurs (loups, etc.).

Lorsque je randonne, j’adapte mon comportement en contournant le troupeau et en marquant une pause pour que le chien m’identifie.

En savoir plus sur les gestes à adopter avec le dossier Chiens de protection : un contexte et des gestes à adopter.
En cas de problème, racontez votre rencontre en répondant à cette enquête.

Lieux de renseignement

Maison du Parc de Vallouise

, 05290 Vallouise

http://www.ecrins-parcnational.fr/vallouise@ecrins-parcnational.fr04 92 23 58 08

Information, documentation, maquette, expositions, projections, vente des produits et ouvrages du Parc. Visites guidées pour les scolaires, réservation obligatoire. La nouvelle Maison du parc a ouvert à Vallouise depuis le 1er juin et propose aux visiteurs une exposition permanente interactive invitant à la découverte du territoire et de ses patrimoines. Un espace d'exposition temporaire permettra une offre renouvelée. Enfin,le dispositif est complété par une salle audiovisuelle permettant d'organiser projections et conférences Entrée libre. Toutes les animations du Parc sont gratuites sauf mention contraire.

En savoir plus

Transport

Gare SNCF la plus proche : L'Argentière-les-Ecrins (www.voyages-sncf.com)
L'Argentière-les-Ecrins / La Salce : taxi (Taxi Pellegrin 06 98 88 17 78 / Taxi Billau 06 08 03 45 90)


Accès routiers et parkings

Dans L’Argentière-La-Bessée, suivre la direction du vallon du Fournel (depuis le rond-point du Wagonnet). La route monte au-dessus du village puis s’engage dans le vallon du Fournel. Devenue piste, elle mène jusqu'au parking des Deslioures (1560 m).
ATTENTION : cette petite route est généralement fermée en hiver, 200 m après le hameau de l’Eychaillon (1250 m).


Les 34 patrimoines à découvrir

  • Faune

    Coronelle lisse

    Dans les premiers lacets du sentier, de grandes ardoises chauffent sous le soleil. Parfois, l'une d'elles sert de repaire à une petite couleuvre, la coronelle lisse. Tout en elle évoque la douceur : ses traits arrondis, ses écailles lisses, ses pupilles rondes, sa couleur gris rosé. Une bande foncée part de son museau, passe sur l’œil et file à l'arrière de sa tête, formant la couronne qui lui a valu son nom. Discrète et inoffensive, elle chasse les lézards qui se dorent au soleil et se cache au moindre bruit.

  • Géologie et géographie

    Ancienne ardoisière

    Entre 1851 et 1953, une ardoisière située au-dessus de la Salce était exploitée par intermittence. Les ardoises servaient alors à la couverture des maisons. Leur poids (40 kg au m²) ne laissait aucune chance au vent de les arracher. D'autre part, l'ardoise présentait sur le chaume un énorme avantage : aucun risque d'incendie n'était à redouter. Le débitage des blocs se faisait en hiver et par conséquent cette activité était complémentaire des travaux agricoles.

  • Flore

    Genévrier commun

    Pouvant vivre jusqu'à 400 ans, cet arbuste prend une allure prostrée et peut même ramper lorsqu'il atteint sa limite altitudinale. Plus bas, il adopte un port rigide et princier. Ses aiguilles très piquantes sont disposées par trois. Ses fruits violets et charnus, portés seulement par les pieds femelles, permettent de le reconnaître à coup sûr. Ils sont utilisés comme aromates pour leurs vertus digestives. Les habitants des vallées briançonnaises croquaient ces baies contre les « coups de froid » et à Freissinières, les vapeurs de bois de genévrier étaient préconisées contre le rhume.

  • Faune

    Cigalette à ailes courtes

    Cette petite cigale est assez commune sur les adrets chauds et secs. Pour la voir, mieux vaut s'armer de patience ! Mais entendre son chant très aigu et de faible intensité est un jeu d'enfant. C'est un bourdonnement crescendo suivi d'un bref accent séparé : « Tsssssssssss... tsit ». La larve vit quelques années dans le sol puis, par une chaude journée, grimpe sur une branche pour se transformer en insecte volant et chanteur pour les mâles. Parfois, on peut trouver une exuvie sous un genévrier, enveloppe laissée par la larve après la mue.

  • Flore

    Digitale à grandes fleurs

    Cette grande fleur ne passe pas inaperçue avec sa grappe de corolles jaunes. Son nom de digitale vient de la ressemblance de ses fleurs avec des dés à coudre dans lesquels on peut glisser les doigts. Dans le langage populaire, elle prend le nom de « gant de sorcière » car c'est une plante extrêmement toxique.

  • Flore

    Pensée des Alpes

    En tapis de fleurs violettes, parfois jaunes, blanches ou panachée, la pensée des Alpes égaye les pelouses fraîches de ses couleurs. On la nomme aussi violette à éperon. En effet son éperon, visible au dos de la fleur, est long et seuls les insectes à longue trompe tels les papillons peuvent venir y butiner. Violettes et pensées font partie de la même famille. Pour les différencier, il suffit d'observer les deux pétales latéraux : orientés vers le bas chez les violettes, vers le haut chez les pensées. La pensée est une violette optimiste !

  • Pastoralisme

    La cabane de la Balme

    La cabane de la Balme se situe sur le plateau du même nom, un peu au-dessus du sentier. Ce site offre une vue dégagée sur le fond du vallon du Fournel et ses sommets escarpés. Cette cabane, comme celle de la Salce et la Grande Cabane, est un outil de travail de la bergère. Merci de respecter sa tranquillité.

  • Flore

    Fétuque paniculée

    La fétuque paniculée ou queyrelle est une graminée précoce, vivace qui se présente en touffes pouvant compter plus de 50 feuilles, longues de 30 à 50 cm. Elles deviennent épaisses et coriaces avec la maturité et donc de moins en moins appétissantes pour les animaux qui les pâturent souvent trop tard dans la saison. Ainsi, la fétuque paniculée s'étend, formant de larges groupes dans la pelouse alpine : le queyrellin. Sur les adrets du vallon du Fournel, des mesures agri-environnementales prévoient une pression de pâturage adaptée pour limiter l'extension de la fétuque paniculée et garder la diversité floristique de la pelouse alpine.

  • Faune

    Faucon crécerelle

    Un petit rapace élancé, dos roux, pointe des ailes noires, s'envole. Au-dessus de la prairie, le voici qui s'immobilise en position de « Saint-esprit », la queue déployée en éventail, avant de piquer sur une proie. C'est un faucon crécerelle, le plus commun des faucons. Aussi appelé « émouchet » en raison de son plumage moucheté, il est facile à observer au-dessus des alpages chauffés au soleil.

  • Géologie et géographie

    Abrupts zébrés de bancs de grès du Champsaur

    Sur les versants abrupts des sommets qui bordent le vallon du Fournel se dessine une multitude de plis dont les charnières suivent un même thème répétitif. C'est l'aspect le plus apparent d'un intense cisaillement global de la couverture.

  • Pastoralisme

    Estive et troupeaux

    Un grand troupeau de brebis rassemblant plusieurs troupeaux de la commune de L'Argentière-la-Bessée pâture le vallon du Fournel pendant la belle saison. La bergère fait monter les brebis au cours de l'été et les fait redescendre en fin d'estive pour manger la seconde repousse et les Reines des Alpes qui ont semé leurs graines. Au cours de l'estive, elle utilise trois cabanes : celle de la Salce, celle de la Balme et la Grande Cabane.

  • Géologie et géographie

    La boutonnière du Fournel

    Depuis le parking des Deslioures, on peut observer le Fournel s'écouler dans les gorges de la Balme, creusées dans le socle cristallin recouvert de grès du Champsaur. Là, l'érosion a lentement poncé la couverture de grès pour entailler les roches cristallines sur 300 m. C'est la boutonnière du Fournel. Sur le chemin, il est aisé d'observer la jonction entre les roches cristallines et leur couverture gréseuse séparées par une mince couche intermédiaire de calcaire en corniche, communément appelée une Balme, nom de l'alpage et de la cabane.

  • Faune

    Chocard à bec jaune

    Un tourbillon d'oiseaux noirs se déplace bruyamment le long des parois qui bordent le Fournel avant de se poser parmi les genévriers. Dans un joyeux chahut, ils viennent se nourrir des baies bleues que l'hiver leur a laissées. Dans les airs, ils font d'époustouflantes démonstrations de voltige, en groupe, tel un banc de poissons dans l'océan. Familier, le chocard à bec jaune n'hésite pas à à venir près des randonneurs pour picorer des miettes du pique-nique.

  • Faune

    Crave à bec rouge

    Compagnon de voltige du chocard à bec jaune, le crave à bec rouge joue avec les nuages et brise le silence d'un bref cri strident, presque métallique. Sollicités par l'écho venu de la paroi, ses comparses le rejoignent au sol pour arpenter méticuleusement l'alpage à pied et extirper de l'herbe criquets et vermisseaux. Ses pattes sont aussi rouges que son bec et c'est le plus souvent en couple qu'on l'observe dans les airs.

  • Flore

    Asphodèle blanc

    L'asphodèle blanc est une plante de grande taille, visible de loin, qui apprécie les sols calcaires. Ses fleurs blanches s'épanouissent au fil du temps le long de l'épi floral situé au bout d'une tige épaisse. C'est pourquoi on peut observer des fruits en bas de la hampe florale alors que les fleurs du sommet sont encore en bouton. Ses feuilles longues et étroites, groupées à la base de la tige, lui ont valu l'appellation populaire de « poireau des chiens ».

  • Flore

    Rubanier à feuilles étroites

    C'est dans l'eau calme et peu profonde du petit lac qui fait face à la Grande Cabane que se développe, en colonie dense, le rubanier à feuilles étroites. Ses feuilles, planes et longues, flottent à la surface de l'eau alors que ses fleurs se hissent au-dessus de la surface. D'abord boules vertes hérissées de pointes, elles s'épanouissent en boules jaunes, semant leur pollen aux quatre vents. Autrefois récoltés, les « rubans d'eau » servaient de liens, de fourrage ou de rembourrage.

  • Faune

    La vipère aspic

    Surpris dans son bain de soleil, un serpent se faufile soudain dans les herbes devant le pas du randonneur. Tête triangulaire, pupille verticale, corps trapu, queue courte et museau franchement retroussé, c'est une vipère aspic. D'instinct, le randonneur fuit. Mais le serpent est déjà caché dans son trou ! Les cas de morsure sont extrêmement rares  : la vipère n'attaque que pour se défendre si elle est attrapée ou écrasée par un pied. Elle préfère garder son venin pour tuer petits rongeurs, lézards ou passereaux avalés entiers et lentement digérés.
  • Faune

    Monticole de roche

    Sur un bloc rocheux, poitrine orangée, tête bleue et coupion blanc, un oiseau s'envole pour lancer des strophes mélodieuses, douces et claires. Le monticole de roche n'est pas uniquement montagnard et affectionne avnt tout les pierres et le soleil. Dès son retour de migration fin avril, il cherche un territoire pour se reproduire et s'y manifeste intensément. Malgré ses couleurs voyantes, l'oiseau sait se faire discret et c'est une chance de l'observer sur un rocher près de la Grande Cabane.

  • Architecture

    Abri du randonneur

    En face de la Grande Cabane, le balisage indique : « abri du GR ». Et effectivement, accroché à la petite barre rocheuse, un abri de pierre très sommaire et humide peut offrir un toit aux randonneurs du GR en cas d'intempérie. Pas encore restauré, il ne peut pour l'instant offrir guère plus.
  • Pastoralisme

    La Grande Cabane

    But de la randonnée, la Grande Cabane semble perdue dans l'immensité du haut vallon du Fournel. Cette cabane est utilisée par la bergère. Un abri pour les randonneurs est disponible dans l'ancienne cabane située contre un escarpement rocheux, sur l'autre rive du torrent. Cette estive fait partie du réseau des « Alpages sentinelles », un dispositif qui étudie différents paramètres physiques, naturels et humains pour comprendre et anticiper l’impact des aléas climatiques sur les alpages des Ecrins et des Alpes. Recouvert d'anciennes moraines, le relief est adouci, le paysage moins rude. Sur ce replat, le Fournel serpente calmement et on observe petits lacs et zones humides. Plusieurs indices d'occupation humaine ancienne ont été découverts ici par les archéologues, les plus anciens remontant à la préhistoire.

  • Faune

    Traquet motteux

    Fin avril, sur le sol de l'alpage, la neige fond progressivement. Les rochers servent de perchoirs au traquet motteux, tout juste revenu de sa migration. Le mâle apparaît le premier : en plumage nuptial, il a la tête et le dos gris, un masque de Zorro sur les yeux, ventre blanc et ailes sombres. Il se reconnaît facilement en vol à son croupion blanc et au T noir qui se dessine sur sa queue. La femelle est plus pâle et moins contrastée. Souvent postés sur une proéminence, ils surveillent les alentours à la recherche d'insectes.

  • Sommet

    Pointe des Rougnoux et Pic Félix

    La Pointe des Rougnoux (3179 m) est un sommet facilement reconnaissable car composé de plusieurs pointes et partagé entre les vallées de Champoléon dans le Champsaur, du Fournel et de Freissinières côté Durance. Le Pic Félix Neff (3243 m) quant à lui, présente son versant nord vers le vallon du Fournel et son versant sud au-dessus du hameau de Dormillouse où s'établit le pasteur Félix Neff en 1823. Véritable « apôtre des Hautes-Alpes », ce pasteur genevois œuvra en tant qu'évangéliste, enseignant, agronome et ingénieur. A Dormillouse, il apporta prêche et amélioration de la vie quotidienne (culture de la pomme de terre, canaux d'irrigation, assainissement des étables).

  • Faune

    Les azurés

    Un orage d'été a laissé une flaque sur le sentier. Là, une myriade de petits papillons bleus aspire le précieux liquide. L'intérieur bleu ciel des ailes des mâles leur a valu ce nom d'azuré, un nom vernaculaire qui regroupe plusieurs espèces. Chacune d'elles pond ses œufs sur l'unique plante éponyme dont se nourrit sa chenille  comme l'azuré du serpolet, l'azuré de la bugrane, l'azuré de la croisette... Certaines chenilles, après avoir grignoté les bourgeons floraux de leur plante fétiche, se laissent capturer par des fourmis jusqu'à leur fourmilière. Là, elles se nourrissent du couvain de la fourmi en échange d'un liquide sucré dont raffolent les fourmis.
  • Faune

    La libellule à quatre tâches

    Une libellule, quatre ailes, une tache sombre au centre du bord d'attaque de chacune des ailes : voilà une libellule à quatre taches ! Posté sur un promontoire parmi la végétation en bordure de l'eau calme, le mâle surveille son territoire. Qu'un concurrent ose y pointer le bout de ses ailes et le voilà entraîné dans une adroite joute aérienne. C'est aussi dans les airs que cette libellule capture moucherons et moustiques dont elle raffole et que mâle et femelle s'accouplent dans des positions acrobatiques. Une reine de la voltige !
  • Flore

    Vesse de loup

    Très répandus dans les pelouses alpines, ces champignons blancs tout en rondeurs brunissent à maturité pour se transformer en sacs de spores qui partent en fumée dès qu'on appuie dessus. Est-ce cette particularité qui leur vaut ce nom qui signifie littéralement « pet de loup » ?
    Certaines vesses de loup sont géantes, de la taille d'un ballon de foot et particulièrement visibles dans le vert de l'alpage, d'autres plus discrètes. Toutes sont comestibles jeunes, quand elles sont bien fermes. Pour les préparer, il suffit d'en poêler des tranches.
  • Flore

    Jonc arctique

    Dans les zones humides du haut vallon du Fournel, s'étendent quelques tapis de joncs dressant la pointe verte de leur tige vers le ciel : droite et creuse, elle ne dépasse pas les 40 centimètres. Pendant l'été, elle se pare, sur son tiers supérieur, d'un discret bouquet de petites étoiles brunes dont la délicatesse ne se voit que de très près.
    Ce jonc qui affectionne les marais acides, les moraines humides ou les rives pionnières des torrents alpins, est rare et protégé sur tout le territoire des régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côted'Azur. Cette espèce est également une relique de l'époque glaciaire.
  • Faune

    La zygène des sommets

    Les zygènes sont ces papillons rouge et noir avec d'épaisses antennes pointées vers l'avant, souvent posés sur une herbe ou une fleur. Bien qu'actifs de jour,  leur morphologie les classe dans les « papillons de nuit ». Leur particularité est de soutirer des plantes des composés chimiques proches du cyanure qu'ils secrètent par la bouche et les articulations lorsqu'ils sont en danger. De quoi rebuter les prédateurs !
    Pour la reconnaître parmi ses cousines, il s'agit d'observer les cinq taches rouges qui ornent ses ailes antérieures : celle située sur le bord d'attaque de l'aile est longiligne et s'étale sur environ la moitié de la longueur de son support noir presque translucide.
  • Flore

    Benoîte des Alpes

    Ses grandes fleurs piquent la prairie alpine de leur regard jaune doré. Épanouies pendant l'été, seules sur leur tige courte, elles sont remplacées après la floraison par des fruits hérissés, rassemblés en perruques rousses torsadées. Une fois mûr, ce fruit sec appelé akène s'envole au vent ou s'accroche au poil d'un animal. Les feuilles en forme de spatule allongée, très découpées dans leur partie inférieure, s'achèvent par une grande foliole oblongue et simplement dentée.
  • Flore

    Gentiane champêtre

    Ces petites gentianes sont des originales dans leur famille : elles ne font rien comme leurs cousines plus connues et plus emblématiques des Alpes ! Avec leurs tiges ramifiées et pourvues de plusieurs fleurs, elles forment de véritables bouquets mauves dans la prairie subalpine. Chaque fleur, de petite taille, se distingue par sa corolle à quatre pétales et sa gorge ornée de cils. Quelle simplicité dans la forme et dans la couleur, loin du bleu puissant de ses cousines !
  • Flore

    Campanule fluette

    Habituée aux éboulis fins et aux fissures de rochers, où elle pousse en petits groupes, cette élégante  campanule se reconnaît à ses grandes et fines clochettes violettes se balançant au bout d'une tige frêle et courte. Elle offre sa beauté et sa délicatesse comme une récompense au marcheur qui n'a pas eu peur de gravir les éboulis grossiers ou les blocs entremêlés dans lesquels elle s'épanouit.
  • Faune

    Aigle royal

    Roi incontesté des airs, il tournoie près des versants ensoleillés pour prendre de l'altitude, à la recherche d'une proie. Le vallon du Fournel est le territoire d'un couple d'aigles royaux qu'il n'est pas rare d'observer aux heures chaudes de la journée. Certaines années, le couple ne se donne pas la peine de bâtir une aire et d'y pondre un œuf, préférant voler librement. Et puis un jour, la femelle pond deux œufs, compensant leur manquement à la loi de la survie de l'espèce. Et voilà deux jeunes aigles qui prennent leur envol à la fin de l'été, arborant du blanc à la base de la queue et sur les "cocardes" de leurs ailes.
  • Flore

    Cirse très épineux

    Au pays des plantes naines, il passe pour un géant, même s'il n'excède pas les 50 centimètres de haut. Au milieu des éboulis, des pâtures et des reposoirs ou à l'abri des barres rocheuses, il érige ses nombreuses feuilles bardées d'épines vers le ciel. Ses capitules jaunâtres, serrés les uns contre les autres, sont protégés par une armée de bractées jaune pâle, raides et piquantes. Si la plante aime la compagnie des bêtes et profite de leur fumure, on ne peut pas dire que l'attirance soit réciproque !
  • Flore

    Linaire des Alpes

    Au milieu des gris éboulis, voici un bouquet de petites « gueules de loup » bicolores, mauve et orange, au bout de tiges rampantes garnies de petites feuilles bleuâtres, courtes et charnues. Sous le soleil estival, pendant que les feuilles profitent de la chaleur des pierres, les fleurs accueillent abeilles et bourdons qui viennent récolter leur nectar. En échange du liquide sucré, ils assurent la pollinisation en butinant de touffe en touffe sur les pentes des éboulis.
  • Faune

    Lagopède alpin

    Dans le calme de l'aube, sur les crêtes rocheuses du Pas de la Cavale, résonne parfois un cri rauque, quasi-métallique. Boule de pierre dans les pierriers, le lagopède alpin est un champion du camouflage : seul son cri rocailleux ou son envol le trahit. Originaire de la toundra arctique, cet oiseau était présent pendant les glaciations avant de se retirer dans les montagnes où il a trouvé les conditions indispensables à sa survie.  Invisible de par sa couleur, son plumage gonflé d'air l'isole des grands froids et ses pattes emplumées jusqu'au bout des doigts lui servent de raquettes à neige. Aujourd'hui il compte parmi les espèces les plus menacées des Alpes soumis au réchauffement climatique et à l'évolution des activités humaines.

Source

Parc national des Ecrinshttps://www.ecrins-parcnational.fr

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