Du Refuge des Écrins au parking du Pré de Madame Carle par Roche Faurio (alpinisme)
Vallouise-Pelvoux

2. Du Refuge des Écrins au parking du Pré de Madame Carle par Roche Faurio (alpinisme)

Lac et glacier
Refuge
Sommet
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Description

1h30 du refuge jusqu'à l'attaque, 2h30 jusqu'à la brèche, puis 3 à 4h de descente jusqu'au parking du Pré de Madame Carle. 

Depuis le refuge des Écrins, commencez par une petite descente pour rejoindre le glacier, puis remontez un grand faux plat sur le bassin supérieur du glacier. A environ 3250m d'altitude, vous commencerez la montée en direction de l’antécime puis du sommet à 3730m. La dernière partie rocheuse est impressionnante mais facile, et facultative. La descente s’effectue par l'itinéraire de montée.
  • Départ : Refuge des Écrins (3170m d'altitude)
  • Arrivée : Roche Faurio (3730m d'altitude)
  • Communes traversées : Vallouise-Pelvoux, Saint-Christophe-en-Oisans et Villar-d'Arêne

Profil altimétrique


Recommandations

Accès glaciaire nécéssitant un équipement adapté !
En coeur de parc
Le Parc national est un territoire naturel, ouvert à tous, mais soumis à une réglementation qu’il est nécessaire de connaître pour préparer son séjour.


Lieux de renseignement

Bureau des Guides des Écrins

La Casse Vallouise, 05340 Vallouise-Pelvoux

http://www.guides-ecrins.comcontact@guides-ecrins.com04 92 23 32 29
Les guides des Ecrins mettent leur expérience et leur sagesse au service de tous. Ils vous accompagnent dans vos courses et vous enseignent  l'alpinisme, l'escalade, la via-ferrata, le canyoning et la rando en engagement privé ou collectif.


En savoir plus

Les 50 patrimoines à découvrir

  • Flore

    La vergerette alpine

    Erigeron alpinus
    Erigeron signifie “vieillard (geron) du printemps (eri)” en référence aux fruits ressemblant à des têtes grises hirsutes apparaissant tôt dans la saison. Toutefois, ses inflorescences composées offrent avant fructification une belle coloration violet rosée cerclant un disque doré ! Ses feuilles ciliées et son manteau laineux sont en fait un très bon moyen de lutter contre la sécheresse et le froid de la haute montagne.
  • Flore

    Le génépi noir

    Artemisia genipi
    Ici, impossible de le rater puisqu’il tapisse les rochers autour des toilettes ! Le génépi noir se distingue du génépi jaune (A. umbelliformis) et du génépi laineux (A. eriantha) par ses fleurs aux bractées noirâtres regroupées en haut d’une courte tige, des feuilles
    supérieures peu découpées et une silhouette plus “trapue”. Souffrant de sa vertu de fragrance spiritueuse, la cueillette du génépi est réglementée dans les Écrins.
  • Flore

    Le céraiste pédonculé

    Cerastium pedunculatum
    Le céraiste pédonculé se remarque par ses fleurs d’un blanc pur à cinq pétales échancrés naissant d’une cloche caractéristique formée par les sépales. Ses feuilles, à l’inverse des autres céraistes, sont peu poilues. Endémique de l’ouest des Alpes, il apprécie les éboulis et rochers d’altitude. Son nom de genre provient du grec keras signifiant “corne”, en référence à la forme de ses fruits à maturité.
  • Flore

    L’impératoire

    Imperatoria ostruthium
    Affectionnant les sols de montagne humides et riches, l’impératoire est présente ici en marge de son aire de répartition habituelle. La protection apportée par le refuge et les apports en nutriments par les déchets humains expliquent certainement qu’elle s'y plaise. Cette plante aux ombelles blanches et aux feuilles trilobées possède un rhizome (grosse tige souterraine) autrefois utilisé pour ses multiples vertus.
  • Flore

    La marguerite des Alpes

    Leucanthemopsis alpina
    Cette espèce, très présente dans les éboulis, les moraines et les parois d’altitude, est facilement reconnaissable ! Plus petite que la marguerite de basse altitude, elle est particulièrement bien armée pour lutter contre la sécheresse et le fort rayonnement solaire de la haute montagne dont elle se protège grâce à ses feuilles très découpées, épaisses et recouvertes d’un fin duvet blanchâtre.
  • Flore

    La cardamine à feuilles de réséda

    Cardamine resedifolia
    Cette espèce discrète possède des fleurs blanches à 4 pétales qui se transforment à maturité en “mini-baguettes” dressées. On la classe aussi dans la famille des choux (les Brassicacées) mais sa petite taille n'en ferait toutefois qu'un maigre repas. Ses feuilles composées de 3 à 7 segments ovales et irréguliers permettent de distinguer cette espèce de ses proches cousines (draves, cresson de chamois, arabette des Alpes...).
  • Flore

    La renoncule des glaciers

    Ranunculus glacialis
    Très visibles pour les rares pollinisateurs d’altitude, les fleurs de la renoncule des glaciers sont les plus grosses que l’on puisse observer en haute montagne. Cette plante a développé une stratégie lui permettant de fleurir le plus longtemps possible dès la neige fondue, elle est capable de préparer ses bourgeons floraux jusqu’à 4 ans en avance !
  • Flore

    L’adénostyle à feuilles blanches

    Adenostyles leucophylla
    L’adénostyle à feuilles blanches apprécie les éboulis d’altitude. Ses fleurs roses sont nombreuses et groupées par capitules au sommet de tiges d’environ 30 cm. Ce sont ses feuilles larges et couvertes d’un épais duvet de poils blanchâtres à l’aspect cotonneux qui nous permettent de la distinguer des autres adénostyles, et qui la protègent des ardeurs du soleil d’altitude en réfléchissant sa lumière.
  • Flore

    Le pâturin des Alpes

    Poa alpina
    Cette petite herbe, commune dans les éboulis et rochers de montagne, porte des feuilles à deux nervures plus claires. Ses fleurs sont discrètes et non colorées comme chez la plupart des herbes, mais ces dernières créent pourtant, à ces altitudes, des conditions essentielles à l’installation de bien d’autres espèces. Le pâturin des Alpes porte d’ailleurs en son nom l’immense vertu de sa présence : la formation de “pâturages”, si indispensables aux emblématiques chamois et bouquetins.
  • Flore

    L’arabette des Alpes

    Arabis alpina
    L'arabette des Alpes est une discrète plante aux petites fleurs blanches à quatre pétales typiques de la famille des choux (Brassicacées), dont elle fait partie. Ses feuilles vaguement ovales sont constellées de petits poils en étoile. Son nom proviendrait du mot “Arabie”, en lien avec une petite plante proche de celle-ci rapportée du Moyen-Orient par les croisés.
  • Flore

    La joubarbe des montagnes

    Sempervivum montanum
    Comme toutes les joubarbes, celle des montagnes forme des rosettes à l'aspect de petits artichauts. Ses feuilles succulentes permettent de stocker efficacement eau et nutriments. Bien que ses remarquables fleurs roses s’ouvrant en étoile ne soient que rarement présentes, cette joubarbe se distingue parfaitement de ses cousines par ses feuilles épaisses et collantes.
  • Flore

    La drave douteuse

    Draba dubia
    Cette plante est une des plus petites représentantes, en altitude, de la famille des Brassicacées. C’est à cette dernière qu’appartiennent choux, radis, moutarde et autre colza. Ses membres se caractérisent tous par des fleurs à 4 pétales, disposés en croix. Ceux de la drave douteuse sont blancs et ses feuilles blanchâtres sont quant à elles constellées de petits poils étoilés leur donnant un aspect duveteux.
  • Flore

    La linaire alpine

    Linaria alpina
    Avec ses fleurs en forme de gueule de loup et aux couleurs criardes (orange et bleu), il est aisé de la reconnaître ! Ce côté clinquant, comme souvent dans le vivant, sert à se faire remarquer… Et ce dans l’inaltérable but de se reproduire ! Présentement, les pigments permettront de séduire les insectes, qui se chargeront de transporter bien malgré eux le pollen de cette belle.
  • Flore

    Le roi des Alpes (ou Eritriche nain)

    Eritrichium nanum
    Ressemblant à un myosotis, le fameux roi des Alpes dispose de fleurs d’un bleu éclatant difficile à rater sur les parois. Ses tiges et feuilles sont densément velues, pilosité qui lui confère un réel manteau contre le froid et l’extrême sécheresse de la haute altitude. Le roi des Alpes est d’ailleurs une espèce ayant trouvé refuge sur les hauts sommets pendant toute la période glaciaire.
  • Flore

    La primevère hirsute

    Primula hirsuta
    Affectionnant particulièrement les failles rocheuses, la primevère hirsute pousse en touffes serrées jusqu’à 3600 m d’altitude. La couleur rose vif de ses généreuses fleurs enchante le regard de ses observateurs indiscrets. Son nom lui vient de ses feuilles pourvues de minuscules poils glanduleux permettant de réduire les pertes d’eau et leur conférant une texture particulièrement collante.
  • Flore

    Le pachypleure fausse mutelline

    Pachypleurum mutellinoides
    De la même famille que la carotte et que la ciguë (toxique !), cette petite ombellifère (ou Apiacée) possède des feuilles composées qui font penser aux fanes laissées aux lapins. Elle se rencontre uniquement dans les pelouses et crêtes d'altitude. Ses fleurs blanchâtres forment une ombelle au sommet d'une courte tige.
  • Flore

    L’androsace du Dauphiné

    Androsace delphinensis
    Comme beaucoup de primevères dont elle partage la même famille (les Primulacées), l’androsace a des origines asiatiques. Au gré des glaciations, les populations se sont déplacées d’Est en Ouest jusqu’à peupler les Alpes d’aujourd’hui. Récemment décrite, cette espèce se distingue de l’androsace pubescente par son affinité pour les sols siliceux. Endémique des Écrins et de Belledonne, ses petits coussins sont constellés de fleurs blanches.
  • Flore

    La renoncule des glaciers

    Ranunculus glacialis
    Très visibles pour les rares pollinisateurs d’altitude, les fleurs de la renoncule des glaciers sont les plus grosses que l’on puisse observer en haute montagne. Puisque la croissance est lente en altitude et afin de fleurir le plus rapidement possible dès que la neige ne la recouvre plus, cette plante prépare ses bourgeons floraux jusqu’à 4 ans en avance ! Tous les moyens sont bons pour optimiser la période de reproduction !
  • Flore

    La saxifrage à feuilles opposées

    Saxifraga oppositifolia
    Cette saxifrage dispose de fleurs d’un rose somptueux qui tranche avec le terne des rochers. Ses feuilles vert sombre poussent de façon opposée le long de la tige, d’où son nom. Cette espèce, que l’on observe jusqu’à 4070 m dans la face sud de la Barre des Écrins et jusqu’à 4504 m dans la face sud du Dom des Mischabel (Suisse), détient le record d’altitude dans les Alpes.
  • Flore

    Le silène acaule

    Silene acaulis subsp. bryoides
    Le silène acaule a développé une adaptation morphologique étonnante pour résister aux conditions de la haute montagne. Formant des coussins très denses, véritables “tampons thermiques”, il parvient à garder une température interne propice aux activités biologiques. Ses coussins piquetés de fleurs roses poussent lentement et peuvent croître pendant plusieurs centaines d’années.
  • Flore

    La saxifrage sillonnée

    Saxifraga exarata
    Comme tous les membres de la famille des Saxifragacées - du latin saxum (le rocher) et frangere (briser) - cette plante aux feuilles collantes pousse dans les fissures et donne l’impression de casser le rocher pour y faire sa place. Ses fleurs d’un blanc jaunâtre à 5 pétales décorent les parois les plus raides. Alors que sa sœur jumelle la saxifrage musquée (S. moschata) est très présente sur les parois et sommets des Écrins, la saxifrage sillonnée, plus rare, s’en distingue par des feuilles marquées d’un profond sillon médian.
  • Flore

    La benoîte rampante

    Geum reptans
    Cette plante à grandes fleurs jaunes se reconnaît aisément par ses longs stolons rougeâtres. Ces derniers portent des bourgeons capables de s'enraciner et ainsi de propager la plante, comme les fraisiers ! Ses fruits, regroupés en une sorte de chignon, s’individualisent à maturité pour être transportés par le vent et continuer la colonisation du milieu. Fixant les éboulis instables en y accumulant de l’humus, cette benoîte est ainsi une pionnière qui prépare le terrain pour l’implantation d’autres végétaux.
  • Flore

    L’oxyrie à deux stigmates

    Oxyria digyna
    De la famille de l’oseille, l’oxyrie à deux stigmates est caractéristique des éboulis siliceux d’altitude. Son nom lui vient du grec oxus signifiant “acide”. En effet, ses feuilles comestibles cuites ou en salade sont riches en vitamine C (acide ascorbique) et en oxalate. Elles ont ainsi une saveur acidulée. La forme en coeur de ses feuilles, presque rondes, permettent de la distinguer de l’oseille en écusson (Rumex scutatus), laquelle possède, elle, des feuilles en forme… d’écusson !
  • Flore

    L’achillée naine ou faux génépi

    Achillea nana
    Sans surprise, cette achillée est relativement petite, affectionnant les pierriers d’altitude. Ses feuilles blanchâtres très velues et ses inflorescences au cœur jaune peuvent être confondues de loin avec du génépi. Une observation plus attentive de ses feuilles longues et très découpées, typiques des achillées, vous permettra toutefois de trancher aisément ! En plus de lui ressembler, elle est parfois utilisée comme succédané du génépi pour la fabrication de liqueurs. Pas ici en tout cas, sa cueillette étant interdite dans le cœur du Parc national des Écrins !
  • Flore

    La saxifrage paniculée

    Saxifraga paniculata
    Cette saxifrage au port fier se caractérise par ses feuilles vert cendré et coriaces dont les marges dentées sont incrustées de dépôts blancs, lesquels correspondent principalement à de la calcite (calcaire sous forme cristalline). Mélangés à ces dépôts peuvent se retrouver des métaux toxiques ou autres Terres rares (fameux métaux "high tech") captés puis expulsés par la plante.
  • Flore

    Le génépi jaune

    Artemisia umbelliformis
    Gracile, c’est le plus frêle des génépis. Il est aussi nommé génépi femelle ou génépi blanc. Ses capitules peu fournis forment un épi lâche et ses senteurs seraient des plus sensuelles. Il peut aisément être confondu avec le génépi noir (A. genipi), plus trapu et aux traits plus grossiers, également présent aux Cinéastes. Souffrant de sa vertu de fragrance spiritueuse, la cueillette du génépi est réglementée dans les Écrins.
  • Flore

    La marguerite des Alpes

    Leucanthemopsis alpina
    Cette espèce, très présente dans les éboulis et parois d’altitude, est facilement reconnaissable ! Plus petite que la marguerite de basse altitude, elle est particulièrement bien armée pour lutter contre la sécheresse et le fort rayonnement de la haute montagne dont elle se protège grâce à ses feuilles très découpées, épaisses et recouvertes d’un fin duvet blanchâtre.
  • Flore

    Le silène acaule

    Silene acaulis subsp. bryoides
    Le silène acaule a développé une adaptation morphologique étonnante pour résister aux conditions de la haute montagne. Se développant en coussins très denses, véritables “tampons thermiques”, il parvient à garder une température interne propice aux activités biologiques. Ses coussins, parfois multicentenaires, poussent lentement et accueillent souvent de nombreux hôtes (dont d’autres plantes) profitant des températures optimales qui y règnent.
  • Flore

    Le roi des Alpes (ou Éritriche nain)

    Eritrichium nanum
    Ressemblant à un myosotis, le fameux roi des Alpes dispose de fleurs d’un bleu éclatant difficile à rater sur les parois. Ses tiges et feuilles sont densément velues, pilosité qui constitue un réel manteau contre le froid et l’extrême sécheresse de la haute altitude. Cette espèce a d’ailleurs trouvé refuge sur les hauts sommets pendant toute la période glaciaire.
  • Flore

    La pédiculaire de Kerner

    Pedicularis kerneri
    Il est très facile de la reconnaître lors de la floraison puisque ses fleurs roses zygomorphes (possédant une symétrie axiale et non centrale) sont peu communes à ces altitudes : elles ressemblent à de petits becs surplombant des ailettes colorées. Les feuilles de la pédiculaire de Kerner sont également caractéristiques, très ciselées, aux couleurs allant du vert au brun violacé.
  • Flore

    La vergerette à une fleur

    Erigeron uniflorus
    Erigeron signifie “vieillard (geron) du printemps (eri)” en référence aux fruits ressemblant à des têtes grises hirsutes apparaissant tôt dans la saison. Toutefois, ses inflorescences composées offrent avant fructification une belle coloration violet rosée cerclant un disque doré ! Ses feuilles ciliées et son manteau laineux sont en fait un très bon moyen de lutter contre la sécheresse et le froid de la haute montagne. Il aime également se loger dans les coussins de silène acaule où les conditions de vie sont bien moins rudes.
  • Refuge

    Les refuges

    Pour apporter un peu plus de confort aux alpinistes, des refuges remplacèrent progressivement les bivouacs et abris pionniers utilisés. Ainsi, le refuge Tuckett, construit en 1886, suppléa l’abri sous roche encore visible non loin. Il fut remplacé en 1948 par le refuge du glacier Blanc puis fut réhabilité en musée. L’actuel refuge des Ecrins, situé en haut du glacier, fut construit en 1968. Il succéda au refuge Caron construit en 1922, lui-même remplaçant un premier abri Caron bâti en 1903.

  • Flore

    L’épilobe en épi

    Epilobium angustifolium
    L’épilobe en épi pousse le plus souvent en colonie où ses longues tiges à hauteur d’homme sont porteuses de magnifiques fleurs roses très mellifères et peu discrètes. Incontestable champion de la dissémination, ses graines arrivées à maturité sont relâchées et emportées par le vent sur de grandes distances, formant une véritable “neige d’avant l’heure”... un spectacle à ne pas rater !
  • Flore

    L’adénostyle à feuilles blanches

    Adenostyles leucophylla
    L’adénostyle à feuilles blanches apprécie les éboulis d’altitude des étages alpin et subalpin. Ses nombreuses fleurs roses sont groupées par capitules au sommet de tiges d’environ 30 cm. Ses feuilles couvertes d’un épais duvet de poils blanchâtres à l’aspect cotonneux permettent de la distinguer des autres adénostyles et la protègent des ardeurs du soleil d’altitude en réfléchissant sa lumière.
  • Flore

    L’allosore crispée

    Cryptogramma crispa
    Et non, il ne s’agit pas de persil poussant dans les rocailles d’altitude ! Bien que certaines de ses feuilles lui ressemblent fortement, l’allosore est une fougère d’un beau vert vif. En regardant de plus près, certaines feuilles seulement s’enroulent sur elles-mêmes et se “crispent” pour protéger les précieux spores qu’elles portent, essentiels à la reproduction de l’espèce.
  • Flore

    L’oseille à écussons

    Rumex scutatus
    Ses feuilles en forme d’écusson la rendent facilement reconnaissable ! Véritable régal pour les chamois et autres herbivores d’altitude, ses feuilles au goût acidulé peuvent être dégustées avec modération. Cette oseille des éboulis chauds est très présente dans la montée au refuge.
  • Flore

    Le cirse très épineux

    Cirsium spinosissimum
    Attention ! “Qui s’y frotte s’y pique !”... Ponctuant les éboulis et pelouses alpines, le cirse très épineux s’impose partout très facilement. Inutile de décrire cette créature végétale bardée d’épines qui rebute unanimement l’ensemble des herbivores. Reste alors le plaisir des yeux…
  • Flore

    La saxifrage rude

    Saxifraga aspera
    Le mot saxifrage vient du latin saxum (rocher) et fragare (briser) et signifie littéralement “briseur de rocher”. Il est vrai que bon nombre de saxifrages aiment se loger dans les fissures des rochers, donnant l’impression d’en être à l’origine. Outre ses magnifiques fleurs blanches et jaunes, ce sont les feuilles effilées et bordées de longs cils de la saxifrage rude qui permettent de l’identifier.
  • Glacier

    Evolution des glaciers

    Le glacier symbolise l’évolution du climat au cours des âges : son immobilisme n’est qu’apparente. C'est l'importance relative de l'accumulation de neige en hiver dans la partie supérieure du glacier et de la fonte de la glace dans la partie inférieure en été qui détermine la progression ou le retrait du glacier. Depuis les années 1990, sous l'effet probable du réchauffement climatique avec des étés plus chauds et des hivers moins enneigés, les glaciers reculent très fortement. Pour ce qui est de l’écoulement du glacier, un flocon de neige tombé au sommet du dôme mettra environ un siècle pour atteindre le front du glacier. Transformé en goutte d’eau, il ira nourrir le torrent glaciaire.

  • Flore

    La linaigrette de Scheuchzer

    Eriophorum scheuchzeri
    C’est lors de sa fructification que l’on remarque cette espèce, regroupée au niveau des lacs et zones humides d’altitude. La linaigrette… c’est le pompon ! Ces pompons blancs agités par le vent de manière sporadique et offrant un spectacle inoubliable pour les heureux observateurs de cette danse florale.
  • Refuge

    Refuge Tuckett

    Le refuge est un ancien témoin de l'époque pionnière de l'alpinisme en Vallouise dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il se situait à l'époque au pied du glacier. Il fût construit en 1886 pour suppléer un abri sous roche utilisé par les premiers alpinistes. De petites dimensions, aux matériaux de pierres et de bois, il représente une référence historique. Ses vestiges abritent une exposition retraçant son histoire.

  • Glacier

    Suivi des glaciers

    Chaque année, le Parc national des Ecrins réalise des photo constats, des bilans de masse, des suivis du front et des relevés topographiques. Dans un contexte d'évolution des climats plutôt préoccupant, il s'agit d'un programme capital pour le domaine de la haute montagne en Europe.

  • Glacier

    Vie sur le glacier Blanc

    La vie se niche partout. Pas d’exception pour les glaciers ! Des algues unicellulaires sont capables de se développer à la surface de la neige provoquant une coloration rougeâtre des névés. Le monde animal est représenté par la puce des glaciers (collembole), un insecte primitif qui mesure 1 à 2 mm, et qui vit dans de petites mares sur la glace. Il se nourrit de particules nutritives apportées par le vent. Son développement s’effectue entre 0 et 4°c. Dès que la température atteint 12°c, il s’enfonce pour satisfaire l’exigence thermique indispensable à sa survie. Parfois d'autres animaux s'y aventurent au péril de leur vie.

  • Flore

    L’épilobe des moraines

    Epilobium dodonaei subsp. fleischeri
    Plus petit que son frère l’épilobe en épi, cette élégante plante aux fleurs roses se dresse partout où l’on peut rencontrer des alluvions. Également doué d’une grande capacité de dissémination, l’épilobe des moraines colonise aisément les espaces libérés par la fonte des glaciers. Et dans ce monde instable, il développe de longs stolons lui permettant de ressurgir après un ensevelissement !
  • Flore

    La joubarbe à toile d’araignée

    Sempervivum arachnoideum
    Espèce particulièrement bien adaptée à la sécheresse de la haute montagne, elle forme de petites rosettes de feuilles épaisses dardant vers le ciel des entrelacs de poils blancs ressemblant à s’y méprendre à des toiles d’araignées. Ces structures ne capturent toutefois pas les insectes mais la rosée, l’eau essentielle à la vie étant ensuite stockée dans les feuilles. Au milieu de ses nombreux rejets, la joubarbe exhibe parfois fièrement quelques fleurs d’un rose vif, ouvertes en étoile.
  • Flore

    La saxifrage jaune

    Saxifraga aizoides
    La saxifrage jaune affectionne particulièrement les milieux humides où l'eau ruisselle. Ses robustes fleurs ont la particularité de commencer leur vie en étant mâles avant de se féminiser, délaissant ses étamines contre un pistil prêt à recevoir le pollen provenant d'une plus jeune voisine. Un système efficace pour favoriser la fécondation par un pollen étranger !
  • Flore

    La campanule à feuilles de cochléaire

    Campanula cochleariifolia
    Les campanules ont des fleurs en forme de charmantes petites clochettes, campanula en latin. La campanule à feuille de cochléaire se distingue par ses feuilles basales cordiformes, les feuilles de la tige étant pourtant lancéolées. Le bleu clair de ses fleurs tranche avec le gris des éboulis fins d’altitude où elle pousse en larges groupes.
  • Faune

    Accenteur alpin

    L'accenteur alpin, plus discret que le chocard à bec jaune, de la taille d'un moineau, est un autre habitant de ces altitudes. Il ne se tient jamais bien loin. Sur le dessus, quelques traits noirs rayent son plumage cendré. Des flammes rousses griffent ses flancs de manière caractéristique. Il trottine sur le gazon ras des prairies alpines et pavoise sur la pierre nue. Il vient picorer les miettes autour du refuge. L’hiver venu, il migre vers les vallées. Sa transhumance peut même le conduire jusqu’aux rochers du littoral. À la fonte des neiges, le long des névés, il est le prédateur redoutable des petits invertébrés engourdis par le froid.

  • Faune

    Chocard à bec jaune

    Grand voltigeur et acrobate des cimes, le chocard à bec jaune est également très adroit pour glaner les restes de repas des promeneurs. Il se déplace le plus souvent en nombre et égaie son passage de petits cris flûtés facilement reconnaissables. Il est aussi bien le compagnon des alpinistes chevronnés que celui des contemplatifs d'un jour.

  • Glacier

    Le glacier Blanc … en mouvement

    Le glacier Blanc est suivi depuis plus d'un siècle. A la fin du XIXe siècle, le glacier Blanc rejoignait le glacier Noir au pré de Madame Carle. Le sentier cheminait en rive droite en suivant la moraine et traversait sous le refuge du glacier Blanc. Au cours du XXe siècle, les deux glaciers reculèrent de manière constante. Cette décrue glaciaire était entrecoupée d’avancées dont une très spectaculaire dans les années 1980. Deux repères de ces impressionnants mouvements sont les mesures de la vitesse d’écoulement par des balises ainsi que l’échelle mise en place au début des années 1980. Le débat concernant cet aménagement se trouve relancé : fallait-il le faire, faut-il le conserver ? L'échelle, devenue inutile et dangereuse, a finalement été démontée en 2008 car l’itinéraire d’antan a été libéré des glaces et donc est empruntable. Une partie est conservée à la maison de la montagne à Ailefroide. Alors que l'on parle de neiges éternelles, le glacier poursuit ses fluctuations au gré des aléas climatiques …


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